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Mobilité des "jeunes diplômés" à la HELB Ilya Prigogine

Depuis plusieurs années, le programme Erasmus+ offre aux établissements d’enseignement supérieur la possibilité de proposer des stages pour les jeunes diplômés.

Cette mobilité permet aux diplômés de l’enseignement supérieur d’obtenir une bourse pour un stage à l’étranger dans le courant de l’année suivant l’obtention de leur diplôme.

Focus sur une bonne pratique en termes de gestion et d’organisation de ces mobilités Erasmus+.

Pour répondre à toutes nos questions, nous avons rencontré Michael Robert et Etienne Coppin du bureau des relations internationales de la HELB Ilya Prigogine.

Pourquoi offrir la possibilité « jeunes diplômés » ?

Nous avons commencé à proposer cette mobilité assez rapidement après sa mise en place par le programme. Modestement dans un premier temps, en nous disant que, même si cela ne concernait qu’une ou deux personnes au départ, ce ne serait pas un problème.

Nous sommes dans une configuration où 80% de nos mobilités sont des mobilités stages, la mobilité « jeunes diplômés » offre par conséquent un nouveau créneau car nous avons plusieurs étudiants qui, pour des raisons diverses, ne peuvent pas partir en dernière année. Ce nouveau type de stages représente une belle alternative pour eux. Pour certains, c’est aussi l’occasion de partir sans la pression de l’évaluation ou de la validation des crédits.

À qui sont proposées ces mobilités ? Y a-t-il un profil-type d’étudiants pour ces stages ?

Nous ne fixons pas de priorité pour les jeunes diplômés. Les étudiants ayant déjà bénéficié d’une bourse pendant leurs études peuvent poser leur candidature au même titre que les autres. Nous valoriserons tout projet qui fait sens. L’intérêt pour ce type de mobilité est plus marqué dans le secteur paramédical, notamment chez les sages-femmes et les kinés. Mail il y a aussi cette année un gros intérêt dans le secteur du cinéma.

Nous constatons que les étudiants qui ont fait une mobilité Erasmus+ pendant leurs études sont quand même plus éveillés à l’idée de partir en mobilité « jeunes diplômés » : le voyage appelle le voyage !

Comment se passe la procédure de sélection des candidats ?

La procédure est similaire à celle mise en place pour les étudiants réguliers qui partent en mobilité mais nous lançons un appel à candidatures à part. La possibilité de faire des stages « jeunes diplômés » est intégrée à une séance d’information donnée l’année précédant la diplomation. Ensuite, nous envoyons un mail à tous les étudiants de l’année de diplomation dans le courant du mois de février. Les étudiants ont alors jusqu’à la fin du mois de mars pour envoyer une candidature stipulant leur intérêt pour une destination précise. Après cela, nous refaisons une séance d’information collective. Certains étudiants auront abandonné leur intérêt entre temps. Avec les autres, nous organisons des entretiens individuels. Nous analysons le projet et ce vers quoi l’étudiant souhaite s’orienter. Puis nous responsabilisons l’étudiant. Certains partenaires académiques acceptent de trouver un stage par leur biais mais, la plupart du temps, ce sont les étudiants qui viennent  déjà avec un lieu de stage pour leur période post-diplôme. Ce sont souvent des étudiants plus matures que ceux qui partent en stage. Leurs projets sont des petits projets professionnels.

Quels retours recevez-vous des jeunes partis en mobilité ?

Les retours sont très positifs surtout parce que le stage leur permet d’avoir une expérience professionnelle pendant la période compliquée de recherche d’emploi. Faire un stage à l’étranger ne signifie pas forcément que les étudiants iront travailler à l’étranger par la suite mais cela les aide à préciser leur projet professionnel. Nous avons toutefois eu un cas d’une étudiante qui a fait une mobilité « jeune diplômé » et qui a été engagée par pendant six mois à l’issue de son stage. Elle a poursuivi son expérience comme travailleuse là-bas et a encadré à son tour des stagiaires Erasmus+. Cela a été véritablement un cercle vertueux.

Les conseils de la Haute Ecole Ilya Prigogine pour la gestion des mobilités « jeunes diplômés » :

  • Adoptez une procédure similaire à la mobilité « étudiants » avec un agenda décalé.
  • Pour rationaliser et économiser de l’énergie, commencez par donner une information générale au début puis organisez une séance d’information collective pour filtrer les intéressés.
  • Laissez une autonomie à vos étudiants vis-à-vis du stage. Les étudiants viennent avec leur projet et vérifiez qu’ils sont bien dans le cadre.

Pour en savoir plus sur la mobilité « jeunes diplômés », c’est par ici !