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BOULPAT

Des apprentis boulangers-pâtissiers en stage en Espagne

BOULPAT est un projet de mobilité des apprenants du secteur de la formation professionnelle à orientation boulangerie-pâtisserie, organisé de 2016 à 2018. Sur deux ans, ce sont 28 élèves de deux écoles différentes qui ont eu l’occasion de faire un stage de trois semaines à l’étranger (12 filles et 16 garçons de 17 à 21 ans). Ces stages ont été intégrés au programme de leur 6e année de formation professionnelle en boulangerie-pâtisserie. Coordonné par le CCGPE, le consortium rassemblait deux écoles wallonnes, à savoir l’IPES de Hesbaye et l’Institut Sainte-Marie à Chatelineau.

Virginia Dafos, coordinatrice du projet pour le CCGPE, et son collègue José Vitellaro, ont répondu à quelques questions autour de ce projet ainsi que du fonctionnement des consortia.

Le choix d’un organisme intermédiaire pour une assurance qualité

Dans le cadre de ce projet, tant l’IPES que l’Institut Sainte-Marie ont choisi de travailler avec un organisme intermédiaire afin de faciliter la sélection des différents organismes dans le pays d’accueil.

Un organisme intermédiaire, qu’est-ce que c’est ? Les organismes intermédiaires sont des organismes qui demandent un financement pour assurer la gestion de la recherche de logement et d’entreprises d’accueil pour les stagiaires. Ce sont eux qui se chargent de la signature des documents avec les organismes d’accueil et de l’évaluation finale.  Les organismes d’envoi n’ayant pas toujours de bonnes connaissances des pays d’accueil, ils préfèrent parfois s’en remettre à ces organismes pour faciliter leurs démarches et s’assurer de la fiabilité et de la qualité des organismes d’accueil.

Dans le cadre du projet BOULPAT, l’IPES a travaillé avec le M.E.P à Grenade tandis que l’Institut Sainte-Marie a choisi de travailler avec ESMOVIA à Valence. Lors d’une visite préparatoire sur place, les enseignants ont pu discuter avec l’organisme et leur communiquer leur souhait de travailler avec des petites boulangeries-pâtisseries faisant de l’artisanal. L’objectif, pour les élèves, était d’apprendre de nouvelles techniques et recettes.

Les bénéfices du consortium

En tant que coordinateur du projet, le CCGPE (Centre de coordination et de gestion des projets européens) s’est occupé de la rédaction et de la soumission de la candidature sur base des informations fournies par l’école. Le CCGPE a ensuite rédigé la convention avec les écoles et organisé une réunion de lancement de projet au cours de laquelle, le processus de travail et les aspects administratifs sont expliqués aux écoles. Le CCGPE s’occupe aussi d’encoder les différentes mobilités dans le « Mobility Tool » ainsi que de rédiger le rapport final. Il procède à des évaluations en cours de mobilité afin de s’assurer du bon déroulement et de la qualité du projet. En effet, chaque école membre du consortium s’engage à respecter la charte de qualité mise en place par le CCGPE. Parmi les critères, l’on retrouve l’obligation de désigner une personne de contact, d’une bonne gestion de la sélection des élèves et des accompagnateurs de même que l’organisation de cours de langue.

Le rôle du référent mobilité

Dans le cadre du projet BOULPAT comme pour tous les projets coordonnés par le CCGPE, le centre impose la désignation d’un « référent mobilité » au sein de chaque école. Ses missions sont d’ailleurs décrites dans la convention de partenariat faite avec les écoles. Ce référent mobilité va être la personne de contact au sein de l’établissement. Il veille à ce que tous les documents soient correctement complétés, dans les délais impartis et coordonne la préparation de la mobilité avec les autres enseignants.

Impact du projet

Les jeunes se sont montrés très satisfaits de leur expérience de stage. Ils ont appris de nouvelles techniques comme les tartes salées, les biscuits à l’anis, les cakes aux carottes, les tartes catalanes et les tapas ou encore les gosettes salées. De plus, l’impact de telles mobilités va au-delà de l’apprentissage de nouvelles techniques puisqu’elles ont aussi un effet positif sur le développement personnel des étudiants qui reviennent plus autonomes et avec une plus grande confiance en eux. Certains envisagent de travailler plus tard à l’étranger et appréhendent différemment l’apprentissage d’une nouvelle langue. Toutes les mobilités ont été sanctionnées par l’attribution d’un passeport Europass ainsi que d’un CV, qui pourront s’avérer être une plus-value lors de leur recherche d’un emploi.

Conseils d’experts

Ayant à présent quelques années d’expérience en coordination de projets Erasmus+, le CCGPE a eu l’occasion de retirer quelques bonnes pratiques pour une bonne gestion des mobilités. Aussi, voici les recommandations de Virginia Dafos à toute personne qui souhaiterait se lancer pour la première fois dans un projet de mobilité Erasmus+ :

  • Il faut avant tout bien choisir son partenaire, être certain qu’il va pouvoir accueillir les élèves et que des entreprises sur place pourront recevoir les jeunes.
  • Il faut aussi se poser la question de la plus-value de faire un stage à l’étranger et non pas en Belgique. Il est indispensable que le stage permette une acquisition de compétences qui ne pourrait pas avoir lieu en Belgique.
  • Il ne faut pas avoir peur de s’orienter vers un pays non-francophone.
  • Enfin, il est indispensable qu’il y ait une équipe prête à travailler sur le projet, que le projet soit soutenu par la direction et qu’une personne de référence soit désignée avec le temps et les compétences pour gérer ce type de projet.